Rentre dans la forêt des chats sauvages et découvres-y des terribles secrets...
 





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 ø L'Exil ø

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Éclat d'Opale
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MessageSujet: ø L'Exil ø    Ven 21 Juin - 19:52

L’Exil



Prologue :

Etoile de la Colombe avançait, les yeux reflétant de sa colère, se remémorant ce que tous les chefs ou presque avaient déclaré à l’unisson. « La Forêt n’est plus assez grande pour nous 5. Pars, toi et ton clan. »  Tout ça parce que ces saletés de bipèdes s’étaient rapprochés un peu trop près de chez eux. Ils avaient été foutus dehors alors qu’il y aurait pu y avoir une solution autre que la fuite. Parmi les chefs, Etoile de Mousse avait semblé être la plus vive dans ses propos. La meneuse du clan du Tonnerre avait été la première a avoir proposé l’idée de l’exil du clan du Ciel. Etoile de la Colombe avait du s’exécuter, sous peine de voir ses compagnons se faire attaquer à même le lieu sacré.
Nuage de Menthe s’approcha de sa meneuse qui était également sa mentor. La jeune apprentie avait été présente quand son clan avait été chassé. Elle sera sans doute celle qui gardera les marques les plus indélébiles dans son cœur.  La jeune se frotta contre son ainée pour se rassurer. En vain. Tout le monde était sous le choc, impuissants devant la situation. Ils étaient destinés à marcher, et seul le clan des Etoiles pouvait savoir pour combien de temps.
 
Ils finirent par s’arrêter, loin, bien loin des 4 autres clans. Plusieurs lunes s’étaient déroulées dans l’errance. Plusieurs félins avaient perdu la vie, de multiples causes. Mais ils y étaient. Etoile de la Colombe avait trouvé un lieu où son clan pourrait retrouver une vie « normale ». Sur le flanc d’une montagne où de nombreux pins, cèdres, sapins avaient poussé. L’endroit parfait pour les félins du clan du Ciel. Oiseaux et rongeurs y étaient abondant et leurs habitudes alimentaires ne seraient pas affectées.
Petit à petit, la vie recommença. On construit un camp ici, et la vie de clan reprit. Etoile de la Colombe et Vent du Nord, le guérisseur du clan, avait trouvé un nouveau lieu sacré pour communiquer avec les ancêtres. Quel soulagement se fut pour les félins qui avaient tant voyagé ! Ce dit-lieu se trouvait au pied de la montagne. Une grotte arrondie, creusée dans la roche, traversée par un mince filet d’eau, qui continuait de s’écouler dans la vallée, jusqu’à un fleuve, bien plus en aval. Ils l’ont nommée la Grotte sous la Montagne.
Tout était en faveur des chats du clan du Ciel pour leur adaptation et leur survie.
« Tout bonheur, aussi beau fusse t’il, ne dure jamais éternellement. »




Les Personnages:
 
© Nam 






Toute l'histoire ainsi que ses personnages ont été crées par moi-même. 

Donc, toute copie de l'œuvre en totalité ou de quelques passages, c'est du plagiat. Et le plagiat c'est puni par la loi, n'oubliez pas ça  

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Nuage de l'Oasis • Ombre:
 


Dernière édition par Éclat d'Opale le Lun 8 Juil - 7:56, édité 2 fois
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Éclat d'Opale
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MessageSujet: Re: ø L'Exil ø    Sam 22 Juin - 9:53


Chapitre 1 :




Nuage de Lait ouvrit brusquement les yeux. Elle avait encore rêvé du jour de l’exil, vécu à travers les yeux de sa grand-mère. Elle voyait la fatigue, les blessures et la tristesse. Cela doit bien être l’une de ses plus grandes visions d’horreur. Elle n’aimait pas voir son clan souffrir. Bien que cet événement la fascine. Là où vivaient les 5 clans d’autrefois. Comment ils vivaient. Beaucoup de temps s’était écoulé depuis que cette tragédie était arrivée à son clan, mais maintenant elle pensait de plus en plus souvent à ce qu’il se passe si elle voyait les clans. Les vrais de vrais. Ceux des histoires de Feuille de Menthe. Mais la jeune novice a bien conscience que c’est ici un rêve qui ne se réalisera jamais. Elle avait bien réalisé que sa grand-mère et ses ascendants avaient marché pendant des lunes, et, à moins qu’elle ne fasse le même trajet pendant la même durée, jamais elle ne verra là où Feuille de Menthe a grandi. Quel dommage.
L’apprentie blanche se leva, s’étira et se dirigea vers le centre de son camp, qui était en effervescence. Elle voyait la plupart des guerriers faire des allers et retours dans le camp avec leurs élèves qu’ils menaient à leur entrainement quotidien, d’autres qui revenaient de la patrouille du matin. Le clan vivait et Nuage de Lait ne pouvait pas trouver le sien, de mentor. Fleur Noire n’était pas là. Fleur Noire, c’est SA mentor. Et visiblement, la maigre femelle noire n’était pas dans le camp.
Bientôt, un guerrier s’approcha de la novice et lui expliqua qu’elle était repartie patrouiller pendant que Nuage de Lait dormait, soi disant « pour ne pas la réveiller après avoir patrouiller toute la nuit ». Il était vrai qu’elle était encore fatiguée de la dure journée qu’avait été celle d’hier mais elle ne prenait pas ça pour une raison valable. Nombre d’apprentis auraient été contents d’avoir un quartier libre pour la matinée, mais pas elle. La femelle neige renifla discrètement. Elle n’aimait pas cette sorte de mise à l’écart, mais au moins, ça lui laissait une occasion pour aller se promener et se détendre.
 
Elle courrait à présent. Nuage de Lait aimait fouiller chaque parcelle du territoire de son clan. C’est son côté « petite fouine », qu’on l’appelait déjà ainsi quand elle était à la pouponnière. Toujours à vouloir savoir tout sur tout, questionner sans cesse les reines sur des choses complètement dénuées d’intérêts pour la petite chatonne qu’elle était. Cette nature lui est restée.
La petite apprentie s’arrêta soudain dans sa course folle. Un élément qu’elle n’avait alors jamais remarqué attira son attention. Une faille dans la paroi rocheuse, camouflée par des buissons épineux. Assez épaisse pour laisser passer un chat. Nuage de Lait regarda autour d’elle. Personne. Son caractère curieux la poussait à aller à l’intérieur. Un passage comme ça ne devait pas rester comme ça sans être exploré. Du moins, pas avec elle. Après avoir vérifier une dernière fois qu’il n’y avait personne, elle s’engouffra à l’intérieur, ses yeux bleus clairs écarquillés par l’excitation. Elle savait qu’elle risquait d’avoir de gros problèmes, mais elle ne pouvait pas s’en empêcher.
Une fois à l’intérieur, elle sentait que les parois frottait à peine contre sa fourrure blanche. Un chat plus gros pourrait passer ici sans problèmes. Mais pour le moment elle n’y pensait pas encore. Elle voyait de moins en moins bien mais la peur n’était pas là, elle était bien trop heureuse de sa trouvaille. Elle voyait le chemin s'éterniser et s'éterniser encore, dans une obscurité qui ne lui était pas familière. Elle semblait aller tout droit vers nul part. Nuage de Lait se mit même à penser que c'était un tunnel sans fin, et qu'elle ferait mieux de faire demi-tour, un peu déçue. Elle qui croyait avoir découvert quelque chose. Alors quelle ne fut pas sa surprise quand, après avoir tourné, elle découvrit quelque chose qu'elle ne soupçonnait plus. Ses pupilles se firent énormes quand elle vit enfin le bout de tunnel. Une lumière bleutée étincelait de l’autre côté. Elle laissa s’échapper un soupir d’émerveillement avant d’accélérer le pas. Quand elle ne fut plus oppressée par les parois froides et humides, un spectacle magnifique s’offrit à elle. Elle fit quelques pas, lentement, ses yeux ciel passant lentement sur toute la caverne qu'elle venait de trouver. Nuage de Lait regarda au sol. Elle frissonna quand elle quitta la terre battue du chemin souterrain pour poser la patte sur une surface dure, lisse et froide. Elle ignorait où elle avait atterrit, mais comptait bien en découdre. Quittant pour un moment ses rêves d'aventures, elle se rua vers un petit lac, dont l'eau brillait sous la lumière d'un trou dans la paroi rocheuse, juste au dessus d'elle. Voilà quel était ce scintillement bleu. Un fin sourire se dessina sur ses babines. Et pourtant, elle n’avait encore rien vu … 


© Nam 

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Dernière édition par Éclat d'Opale le Lun 24 Juin - 16:36, édité 1 fois
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Éclat d'Opale
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MessageSujet: Re: ø L'Exil ø    Lun 24 Juin - 9:54

Chapitre 2 :
 
Nuage du Jour grogna et feula sur Nuage de Lucioles, une apprentie qui dormait près de lui. Elle avait remué, remué, et remué encore dans son sommeil et avait fini par réveiller le novice roux. En colère d’avoir été ôté de ses rêves de cette façon, il s’énerva contre sa camarade qui ne devait même pas se rendre compte de ce qu’il venait de se passer. Puis il sortit, la queue battant dans l’air et ses yeux ambrés envoyant des éclairs. 
Dans l’entrée de la tanière, il regarda le clan cherchant sa sœur du regard. En effet, bien que les apparences ne le suggèrent pas, le rouquin est très très proche de Nuage de Lait. Il voudrait lui parler maintenant, mais, visiblement, elle avait du s’être réveillée et être sortie avant lui. Une fois au milieu du camp, il faillit percuter son mentor, Souffle Céleste, qui se dirigeait vers l’antre des apprentis. 
— Ah ! Nuage du Jour ! Je te cherchais ! Viens, on va s’entrainer au combat avec Nuage des Roches et Nuage de Perle !
 
Nuage du Jour frissonna et émit un grognement sourd. Il détestait Nuage des Roches. Ce petit matou prétentieux et lui ne s’entendaient absolument pas, du fait qu’ils ont tous les deux des caractères très forts et affirmés. Ils essaient tous les deux de se croiser le moins possible, sous peine de prendre part à une violente et mouvementée dispute. Ça leur était même arrivé de se battre dans la tanière des apprentis avant d’être séparés par leurs mentors respectifs, les autres novices trop effrayés de recevoir un coup de griffes malencontreux. Mentors respectifs qui, soit dit en passant, son de très bons amis. Nuage du Jour s’attendait donc sans surprise que, un beau matin, il doive faire ses cours avec lui. 
Cependant, la présence de Nuage de Perle devrait sûrement calmer les choses. Nuage de Perle est une petite femelle grise, douce et amicale. Et surtout pacifiste et médiatrice. Elle a un genre de don pour deviner que les choses s’enveniment et encore plus pour les calmer. Mais vu la haine mutuelle entre les deux matous, peut-être cela ne sera pas suffisant. 
 
Bientôt, les deux félins du Ciel arrivèrent près d’une Combe faite de sable et de gravillons, entourée par des pins et des cèdres. On voyait d’ici le haut de la montagne, ainsi qu’un bout du promontoire.  C’était l’endroit principal pour les entrainements des jeunes. Nuage du Jour était déjà venu ici nombre de fois, il ne fut donc pas impressionné par ce panorama, quand même ahurissant. 
Nuage des Roches et Nuage de Perle étaient déjà présents ainsi que leurs professeurs qui discutaient à voix basses. Le rouquin se mit à trottiner plus vite pour aller à la rencontre de la petite femelle grise. Il la salua d’un sourire et d’un effleurement de sa queue sur l’épaule de sa camarade. Il ignorait volontairement l’autre chat, et, sans même lui adresser un regard, se dirigea ensuite vers les guerriers qui sourirent quand il parut devant eux. 
— Bon. *miaula Goutte de Jais, le mentor de Nuage des Roches* Après avoir discuté tous les trois on a décidé de ne pas vous faire de tests sur le combat, mais sur la chasse.
 
Nuage du Jour ne savait pas s’il devait se réjouir ou râler de cette décision. Si les plans étaient restés tels quels, les deux matous ce seraient battus violemment, avec les griffes certainement sorties, ils se seraient blessés mutuellement et se seraient fait punir. Pas terrible, en somme. Là, c’était une toute autre compétition. La chasse. Bien plus calme comme activité. Et qui suscite beaucoup moins d’agressivité surtout. 
— Donc, vous allez partir tous les trois … *continua Brise d’Eté, celle de Nuage de Perle* Et le premier qui a attrapé deux proies reviendra ici, et il aura gagné ce petit « concours ». *pause* Vous avez compris ? 
 
Tant mieux. Comme ça Nuage du Jour aura pas à supporte l’autre nouille pendant qu’il chasse. Du moins, il l’espérait. Le rouquin lança un regard furtif à Souffle Céleste. Celui le réceptionna et sembla même le comprendre. Si Nuage des Roches voulait le décrédibiliser vis-à-vis des chasseurs présents en faisait fuir ses proies –ce n’est qu’un exemple-, et bien il ne se gênerait pas.  Mais à ce moment là, qu’est-ce qui l’empêcherait de lui rendre l’appareil …. ?
— Vous serez tout seuls  dans la forêt et il est hors de question de vous faire des crasses les uns les autres pour gagner le challenge compris ? *en passant son regard de Jour à Roches* Bon, vous partez … Maintenant ! Et bonne chance à tous les trois. 
 
Nuage du Jour s’élança, sans regarder Nuage des Roches mais en encourageant du regard Nuage de Perle qui était quand même une bonne amie à lui, s’enfonça dans la forêt. La pauvre ne méritait pas de se retrouver ainsi entre deux chats qui ne peuvent pas se saquer. Elle ne le méritait absolument pas. 
Le rouquin disparut bien vite entre les pins, et pendant qu’il trottinait à un rythme régulier et discret, il recherchait l’odeur de potentielles proies. Ce qui ne tarda pas. Il s’accroupit et rampa. Quand il sauta, il atterrit bien droit sur le rongeur qui était une souris. Il fut satisfait de sa prise, mais il reçut à son tour un félin sur son dos, qui l’aplatit. Il feula et grogna et faillit péter un câble quand il s’aperçut que c’était son ennemi de toujours qui venait de lui sauter dessus. Ce dernier pestait déjà contre Nuage du Jour qui se relevait avec peine, sa prise dans sa gueule. Alors que Nuage des Roches commençait déjà à râler voire même à l’insulter, le rouquin lâcha avant de partir entre les arbres :
— Bon, tu te calmes, c’est pas ma faute si t’as pas plus de réflexes qu’un rat mor t ! Aller, je suis pas là pour jouer les nounous ! 


Sans le regarder une seconde de plus, il s’en alla, sa souris pendouillant dans sa gueule. Une fois sûr qu’il ne le suivait pas, il cacha sa prise sous des racines et des aiguilles de pin et reprit sa marche. Là, il parcourut pas mal de distance avant de retrouver la trace d’une proie. Un mulot. Il l’aperçut juste là, près d’un buisson. À grignoter une noix. À peine s’est-il accroupi pour commencer à s’approcher que le petit mammifère s’enfuit à toutes pattes. Surpris de cette rapidité, Nuage du Jour s’amusa à courir après la proie, décidé à l’attraper. Ses pattes battaient l’air au rythme de sa course, dérapant presque sur les aiguilles quand il devait tourner ou contourner un arbre. 
Ses yeux ambrés fixés au sol, sur le mulot, il ne voyait pas du tout où il allait. Bientôt, et sans qu’il ne s’en rende compte, il entra dans un genre de caverne creusée dans la roche. Et la proie disparut à l’intérieur. Nuage du Jour pesta mais continua dans la grotte qui se faisait de plus en plus sombre, il voulait attraper sa deuxième proie et gagner la compétition. Mais bientôt, il ne vit plus rien, n’entendant que ses pas et les couinements du rongeur. Il accéléra, sentant que la victoire était proche. Mais, dans une grande obscurité, il ne vit pas que le plafond du tunnel se baissait soudainement, sa tête percuta donc violemment contre la roche dure et friable. Affaibli, sa vision se fit floue, il s’allongea au sol, ses yeux se fermèrent lentement puis il s’endormit là, sur le sol froid et humide. 



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MessageSujet: Re: ø L'Exil ø    Mer 26 Juin - 18:29



Chapitre 3 :




— Aaaargh ! Lâche moi maintenant ! J’en ai marre de toi ! Laisse moi ! 

Douce Mélodie venait de rembarrer le millionième relou qui lui tourne autour de la lune. Elle avait achevé son refus avec un coup de patte pas bien puissant dans la tête de Plume Sombre. Plume Sombre c’était celui qui la harcelait le plus de tous les guerriers de son âge. Tous les jours elle avait le droit de le supporter pendant deux bonnes heures. Et comme à chaque fois que Douce Mélodie s’extirpait d’une situation comme celle-ci, elle sortit silencieusement du camp de la Rivière pour se diriger vers l’endroit qu’elle appelait l’Origine du Ruisseau. Situé dans les territoires neutres, c’est le lieu où elle se rend très souvent, pour « faire le vide ». C’est la matérialisation de son si étrange caractère. 

Elle courrait à présent dans le vent, elle remontait la rivière et bientôt elle arriva à la place où le petit fleuve se divise en plusieurs ruisseaux. Elle emprunta celui de gauche et continua sa route. Les gargouillis de l’eau l’apaisait et lui faisait oublier ses stress et devoirs au sein du clan de la Rivière dont l’entrainement de Nuage de Thym, son apprentie récemment baptisée. Pas qu’elle soit désagréable ou récalcitrante, mais c’était son premier élève et n’était pas bien sûre d’être à la hauteur ni de bien s’y prendre avec elle. 
Ses pensées arrêtèrent de fuser dans son esprit quand elle passa à l’ombre de quelque chose d’immense, une montagne. La Montagne. C’est de là que son ruisseau prenait certainement sa source. En cet après-midi de printemps, le doux soleil brillait, et chauffait son pelage. Douce Mélodie venait en partie ici pour se relaxer en fait. Le printemps, pour assister aux premiers rayons chauds du soleil. L’été, pour profiter de la fraicheur des abords de l’eau, un petit coin tranquille, à l’ombre de la montagne. 
Douce Mélodie s’allongea donc, sereine, au soleil, sa patte avant trempant dans l’eau fraiche du ruisseau. Elle ouvrit ses yeux clairs qui étaient fermés jusque là et se tourna vers la montagne aux sommets enneigés. Un violent coup de vent lui fit cligner des yeux vivement. Des pétales voletèrent soudain se déposant dans les flots du ruisseau et disparaissant dans ses profondeurs. Pendant que Douce Mélodie demeurait comme hypnotisée, ses yeux plongés dans l’eau brillante, elle ne se rendit pas compte qu’un félin s’approchait de là. 
—Douce Mélodie ? Tu m’avais pas dit que tu m’entrainerais aujourd’hui ?  

La concernée se retourna vivement et reconnut Nuage de Thym, sa jeune apprentie qu’elle avait en effet abandonné. Elle se releva immédiatement et la femelle tigrée vint se poster devant sa cadette, horriblement gênée. Qu’est-ce que je vous disais quant à être à la hauteur dans son travail de mentor ? 
Oh oui, excuse moi, j’avais oublié. *elle lève la tête vers le ciel* Il est assez tard maintenant … Je suis vraiment désolée mais je ne pourrai rien t’apprendre aujourd’hui … *pause* Quoique, je pourrais te montrer les endroits les plus giboyeux du territoire si ça te tente ? 

La petite acquiesça immédiatement et les deux femelles partirent pour la frontière entre les roseaux et un petit bois, où de nombreux rongeurs vivent. Sur le chemin, elles recroisèrent la rivière et Douce Mélodie expliqua que de nombreux poissons pouvaient être pêchés là mais qu’il fallait faire attention à ne pas tomber dedans. 
Quand la guerrière eut mené Nuage de Thym à destination, le tonnerre frappa et le temps s’assombrit, un orage n’allait pas tarder à arriver. Mais elle ne partirait pas d’ici avant d’avoir dit quelques petites choses à son apprentie. Du moment qu’elle n’y été pas obligée.


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MessageSujet: Re: ø L'Exil ø    Ven 28 Juin - 17:53


Chapitre 4 :


Une caverne sombre et lumineuse à la fois, aux odeurs et résonance peu communs. Devant ses pattes, ses yeux turquoise étaient ébahis devant cette magnifique eau de la même couleur, qui venait lui lécher les pattes. Un immense sourire naquit sur le visage de Nuage de Lait. Elle avait découvert un véritable antre secret ! Elle plongea sa patte dans l’eau, elle était tiède. Elle avait du être à l’extérieur, à la chaleur du soleil à un moment donné. Immédiatement, l’apprentie fit le lien. Elle s’élança en remontant le filet d’eau qui venait se jeter dans le bassin. Nuage de Lait s’arrêta cependant soudainement. Elle se retourna vivement. Elle n’avait pas remarqué que le petit bassin était alimenté par un ruisseau mais lui même alimentait un fin filet d’eau qui s’écoulait uniquement pas une petite fissure. Et puis cette grotte était grande, très grande même. De nombreux tunnels partaient dans tous les sens. Ils méritaient tous d’être explorés. La femelle finirait par celui dans lequel le ruisseau s’écoulait.
Le premier, près de celui par lequel elle était venue. Ce tunnel n’était pas bien long et Nuage de Lait arriva dans un endroit bien étrange. Un rond parfait entouré de la même roche qu’elle avait vu jusque là, avec en son milieu comme un jardin. De hautes herbes poussaient ici, dont l’odeur prenait au museau. Mais ce lieu était magnifique. L’impression qu’il y avait était celle d’un millier de petites fleurs de toutes les couleurs, et leurs senteurs, bien qu’affreusement forte, s’atténuait et devenait agréable et relaxante. C’est un peu à contrecœur que la petite chatte sortit d’ici. Elle avait encore beaucoup à explorer.
Le suivant était un peu plus sur sa gauche. Elle n’eut pas besoin de continuer d’avancer pendant bien longtemps pour se rendre compte que le chemin était encombré par un vieil éboulement et qu’il fallait faire demi-tour. Ce qu’elle fit.  Le troisième passage était celui qui laissait passer le cours d’eau, donc elle passa directement au quatrième. Puis à la cinquième. Puis à la sixième. Ces trois là ne contenaient pas grand chose de plus que la première. Elles étaient plus petites et moins fleuries que celle qui l’avait émerveillée en premier lieu.
Ce fut la septième qui la surprit un peu plus. Elle emprunta donc ce tunnel comme ceux qu’elle avait déjà pris. Quelque chose lui chuchota qu’elle allait trouver chose plus intéressant que les trois dernières salles. Ce tunnel était bien plus long que les autres, environ la moitié de celui qu’elle avait pris pour aller dans la Caverne. Et était bien plus étroit, ses flancs frottaient contre ses parois. Quand elle en sortit, elle se retrouva à l’extérieur. Mais pas du côté d’où elle était venue, elle en était sûre. Nuage de Lait regarda autour d’elle. Elle avait atterri à l’ombre de la montagne, toujours, en face d’une forêt de pins. Elle fronça les sourcils. L’apprentie avait du se retrouver à l’autre bout de son territoire, sûrement. En plus l’odeur du clan était un peu présent ici aussi. Convaincue qu’elle était au fin fond de ses terres, elle allait repartir quand elle entendit un bruit d’écoulement d’eau non loin. Curieuse, Nuage de Lait fit quelques pas sur le côté et vit un beau ruisseau qui s’écoulait entre des galets. Très bel endroit mais dont elle se fichait. Elle fit demi-tour et retourna de là où elle était venue.

Quand elle arriva dans la Caverne, elle s’approcha du bassin et s’allongea au sol pour tremper sa truffe dans l’eau cristalline en fermant les yeux. Elle était fatiguée et n’avait aucune idée du nombre d’heures qu’elle avait dépensé là-dedans. Il se faisait peut-être tard et ça attirerait les soupçons. Elle tourna ses yeux bleus vers le ruisseau qui s’écoulait dans le dernier tunnel. Elle n’aurait pas le temps d’y aller, d’explorer et de revenir surtout qu’elle ignorait la longueur du passage et la quantité de choses à voir de l’autre côté. Ça lui déchirait le cœur mais elle devait retourner au camp.
Nuage de Lait rouvrit les yeux, se releva lentement et avec difficulté et sortit de la Caverne. Pendant qu’elle marchait lentement dans le tunnel, elle se demandait combien de temps elle avait somnolé au bord de l’eau. Lorsque la lumière du jour vint à ses yeux, elle sut immédiatement qu’elle en avait passé un certain temps et que le soleil n’allait pas tarder à arriver. Elle courut alors. Nuage de Lait se mit à pister une proie pour éviter de rentrer la gueule vide au camp. Elle attrapa une petite souris et partit comme une flèche vers le camp. Une fois arrivée, elle se faufila discrètement dans la tanière des novices pour rejoindre rapidement sa couche. Elle remarqua que son frère n’était pas encore là. Au moins il ne la questionnerait pas.

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MessageSujet: Re: ø L'Exil ø    Dim 7 Juil - 8:07

Chapitre 5 :



Nuage des Ombres émit un grognement sonore dans la tanière des apprentis avant d’en sortir comme une furie. Le matou sombre avait été réveillé par les cauchemars d’un de ses compagnons de tanière qui avait donné des coups de griffes dans le vide. Enfin, pas vraiment dans le vide, et Nuage des Ombres en avait payé les frais. Il avait ouvert les yeux sur des pattes qui s’abattaient sur lui. Furieux, il avait crié sur leur auteur et l’apprenti noir était sorti du camp, hors de lui.
C’est une fois à quelques mètres de la sortie de la combe terreuse qu’il essaya de calmer. Il tourna en rond pendant de longues minutes avant de reprendre sa marche. Il ne savait pas où il allait mais il semblait décidé de sa direction, même s’il ne savait même pas où aller. Ce n’est que quelques temps plus tard, alors qu’il continuait de marcher –en faisant quand même attention de ne pas dépasser la frontière-, qu’il remarqua que le soleil commençait à peine à se lever. Il priait le clan des Etoiles pour.
Le matou leva ses yeux reptiliens vers le ciel. Il était bleu et clair. Une belle journée. Nuage des Ombres renifla en repensant à la façon brutale dont il avait été tiré de son sommeil. Il devrait se changer les idées avant de massacrer le premier félin qu’il croise. Il leva alors son museau vers le haut pour rechercher la trace d’une proie. Tout en avançant, il perçut bien vite des couinements et les prit en chasse. Il courrait à présent après sa proie et arriva bientôt près d’une rivière. Rivière ?! Il était sorti des territoires de son clan ! Il inspira fort et reconnut avec soulagement qu’il était dans les territoires libres et que donc il n’enfreignait aucune règle. Il pouvait donc continuer sa poursuite passionnante. Mais c’était trop tard, et la proie avait disparu alors qu’il longeait à présent un petit ruisseau.
Essoufflé, Nuage des Ombres s’assit près du bord de l’eau et lapa quelques fraiches gorgées d’eau. Maintenant que le soleil s’était levé –assez rapidement d’ailleurs-, une chaleur se déployait partout, assommant un peu l’apprenti. Il se pencha de nouveau sur l’eau cristalline et but un peu. Cependant, il ne se releva pas et resta penché. Là-dessous, il voyait quelques poissons qui nageaient sous ses pattes. Bien qu’il soit tout sauf amical envers les félins du clan de la Rivière, Nuage des Ombres demeuraient curieux quant à leur capacité à nager et surtout à pêcher. Nager, non merci. Pêcher  … Ah, c’est déjà plus tentant d’essayer.
Le matou regarda autour de lui pendant de longues secondes. Il voulait vérifier que personne ne se trouvait à proximité. Si quelqu’un, n’importe qui, le voyait en train de pêcher, il aurait à subir des moqueries par ses camarades pendant longtemps. Il se voyait déjà être appelé « le Poisson ». Il renifla hautainement. C’est ça d’avoir un honneur. Personne n’était autour. Nuage des Ombres se reconcentra sur les poissons. Il y en avait plein qui nageaient juste là, à portée de pattes. Encore sceptique, l’apprenti se tourna une dernière fois et constata encore une fois qu’il pouvait essayer sans « risques ». Alors qu’au moins 3 poissons passaient à sa portée, Nuage des Ombres plongea ses deux pattes avant, griffes sorties, dans l’eau. Elles heurtèrent la chair d’un être vivant mais le matou fut obligé de fermer les yeux et de se reculer, complètement trempé. Boarf ! C’était impossible de faire ça sans perdre sa dignité !
Le novice fit nombre de pas en arrière en pestant contre cette eau gelée qui le trempait jusqu’aux os. Comment ces chats là pouvaient-ils faire ça ? C’est contre nature ! Bref. Rapidement rendu de mauvaise humeur, il partit s’installer à l’ombre d’un buisson pour lisser son pelage ébouriffé par l’eau. Pendant qu’il s’appliquait à être présentable pour reprendre sa chasse et rentrer au camp, il releva brusquement la tête.
Il avait senti quelque chose. Nuage des Ombres fronça les sourcils et sortit les crocs. Un chat s’approchait. Mais après tout, ces terres étaient neutres, n’importe quel chat de clan pouvait se trouver là sans avoir à subir de représailles. Mais là était le problème. Ce n’était pas l’odeur d’un chat de clan que le novice percevait. Mais ce n’était pas un chat errant non plus. Nuage des Ombres se leva et se dressa sur ses pattes, sa fourrure se dressa sur son échine. Lentement, le félin noir fit quelques pas, ses yeux jaunes analysant chaque parcelle de terrain. L’apprenti longeait la rivière, en fixant la montagne : il soupçonnait l’intrus d’être passé par là. Peut-être s’y trouvait-il encore … ? Nuage des Ombres s’approcha en silence et gronda :
       ­Qui que vous soyez, montrez-vous !

Quand un jeune matou se présenta à lui, l’odeur étrange et inconnue se fit plus forte. Nuage des Ombres eut un mouvement de recul de la tête. Cette odeur était si bizarre. Cette senteur évoquait au félin noir, le sec, le vent, l’air. Des odeurs sèches quoi ! Le noiraud lâcha d’une voix tout aussi forte et menaçante :
— Qui es-tu et d’où viens-tu ? *pause*  Alors ??



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Éclat d'Opale
Guerrier du clan du Vent
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Date d'inscription : 23/05/2013

MessageSujet: Re: ø L'Exil ø    Lun 2 Sep - 9:25


Chapitre 6 :
 


Nuage du Jour ouvrit lentement les yeux. Sa tête lui faisait mal et sa vision se faisait floue et vague. Il ignorait combien de temps il était resté allongé là, et son état actuel ne lui permettait pas de le déduire. D’ailleurs, il ne pouvait pas le savoir, plongé dans une complète obscurité, il ne pouvait même pas distinguer ses propres pattes. Le premier réflexe qu’il eut fut de marcher, tellement baissé que son ventre frôlait le sol. Ce passage était très étroit, et Nuage du Jour n’aurait peut-être même pas pu le repérer si le mulot ne s’était pas engouffré à l’intérieur. Camouflé dans les buissons, une minuscule entrée dans la montagne, invisible.
Le rouquin avança pendant 5 bonnes minutes avant d’atterrir dans un grand espace couvert, dans la montagne, très peu en hauteur. C’est là qu’il se rendit compte qu’il avait été endormi pendant longtemps. La luminosité dans cette caverne n’était pas bien plus importante que celle du tunnel bien qu’elle soit orangée. Le soleil devait se coucher là-dehors. Il devait rentrer au camp immédiatement avant que tout le monde ne s’inquiète après  une demi-journée d’absence. Les yeux encore bouffis par son inconscience, il tituba jusqu’à un point d’eau où il plongea la tête pour boire à grande gorgée. Il mourrait de soif et maintenant de faim. Il devait sortir d’ici, retourner à son camp, manger, dormir.
 
Aussi vite qu’il le put, Nuage du Jour prit le premier chemin qui s’offrit à lui, un autre tunnel semblable à celui qu’il avait emprunté pour venir ici. Heureusement pour lui, ce chemin était plus court que le précédent, et il fut à l’extérieur rapidement, le soleil venant tout juste de disparaître derrière les arbres. Il commençait à faire de plus en plus sombre et après sa blessure au crâne, il avait du mal à se situer dans l’espace et n’avait aucune idée d’où il se trouvait. Ici, l’odeur de son clan était quasiment inexistante, seulement un très léger fumet, certainement apportée par le vent. À part ça, c’était une odeur qui lui était totalement inconnue qui régnait en ces lieux. Une odeur de chats certes, mais complètement inconnue. Nuage du Jour tenta de retrouver le chemin de son camp mais avait l’impression d’être fichtrement loin de chez lui. Après avoir tourné en rond pendant 5 minutes, il s’écroula au sol, exténué. Il n’en pouvait plus, il était fatigué, affamé et mal.
 
Ce n’est qu’au lever du soleil qu’il rouvrit les yeux. Là, il se sentait mieux que la veille. Son crâne ne lui faisait plus mal, ses yeux voyaient clair et il ne se sentait plus souffrant. Nuage du Jour regarda autour de lui. Il se trouvait près d’un arbre près duquel il s’était surement écroulé. À sa droite, une montagne ; à sa gauche, une dense forêt. Il faisait déjà assez chaud, le vent ne soufflait pas, le rouquin avait l’impression de ne pas pouvoir respirer tant le temps était sec. Maintenant, deux options se proposaient à lui. Continuer vers l’avant ou faire marche arrière. Il déglutit, il était mal à l’aise. Il était visiblement loin de chez lui, sans savoir où il était ni par où repartir. Un peu paniqué, Nuage du Jour commença à avancer au hasard, certainement en rond. Puis il revint sur ses pas et perçut un bruit d’eau qu’il n’avait pas entendu avant. Il accourut en sa direction et but encore et encore. Jusqu’à ce qu’il entende des bruits de pas qui s’approchaient.
Inquiet, il partit se cacher derrière des buissons. Il y resta longtemps, sans vraiment savoir ce qu’il se passait là-bas. Il entendait des bruits d’eau, puis des grognements discrets. Il y’avait un félin seul, c’est tout ce dont le rouquin pouvait apprendre.  Nuage du Jour resta ainsi, en boule, priant pour que ne le remarque pas et que le matou inconnu passe son chemin. Mais non, la chance n’était pas avec lui.
        Qui que vous soyez, montrez-vous !
 
Le rouquin se figea. Se montrer ? Hors de question ! Il aurait préféré être enterré 6 pieds sous terre, disparaître, retourner chez lui et ne plus jamais en sortir. Puis il reprit contenance et l’apprenti du clan du Ciel se dressa sur ses pattes, cacha sa peur et avança. À son grand soulagement, c’était un jeune, certainement de son âge voir un peu plus vieux, et à peine plus grand que lui. C’’était une bonne nouvelle pour lui, mais il n’en était pas moins inquiet de la tournure qu’allait prendre les évènements. Si il se trouvait sur les terres de ce chat à l’odeur infecte, il n’hésiterait pas à l’attaquer. C’était dangereux, surtout pour Nuage du Jour. En terrain hostile, sans connaître les techniques de combat de l’ennemi.
— Qui es-tu et d’où viens-tu ? *pause*  Alors ?? 
 
Nuage du Jour fit encore quelques pas et s’arrêta. Qui il était ? Pourquoi ne pas lui dire. D’où il vient ? Il ne révèlerait au grand jamais l’existence de son clan. Tout cela risquait d’attirer le danger des siens.  
Le rouquin se redressa fièrement et lâcha, le plus calmement possible.
— Nuage du Jour. Et tu es ? *pause*  Je me suis perdu et tout ce que je voudrais, c’est … rentrer chez moi.
 
Peut-être ne devrait-il pas dévoiler sa faiblesse actuelle à cet inconnu mais ça lui avait échappé. Et au moins, il lui montrerait sûrement par où repartir. 






( Après cette loooooooooongue pause, ça continue les chéris ♥)

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